Chrétiens unis pour la terre

Quand la foi et l'écologie se rejoignent

Catégorie: Actu

Impressions depuis le Synode Amazonie à Rome

Ci-dessous un récit, écrit spécialement pour Chrétiens unis pour la terre par Sebastien Dumont, apiculteur dans la Drome et membre de l’association Oeko-logia basée à Taulignan.

Les raisons de ma présence à Rome pour le synode sur l’Amazonie…

Je suis parti à Rome pour le synode sur l’Amazonie durant 2 jours en octobre dernier.
Ce désir me taraudait depuis quelques mois et les portes se sont ouvertes petit à petit pour que ce projet devienne possible. C’était en effet le 1er synode dont l’un des thèmes était l’écologie intégrale. Comme français, nous étions concernés directement de part la Guyane. Et je crois que quelque chose en moi me disait que ce synode nous concernait tous, hôtes de la maison commune, bien que le sujet semblait alors bien peu abordé dans les milieux chrétiens. Peut-être que le §49 de l’encyclique Laudato Si trouvait toute sa signification dans le contexte amazonien : « nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. ». De plus le contexte amazonien rend évident cette expression « tout est lié » de l’encyclique, par exemple vis-à-vis de la biodiversité, qui trop souvent est considérée comme une entité abstraite et dont la protection est une option comme une autre, voire romantique. En ce sens, le cas de l’Amazonie a quelque chose de paradigmatique : cette région présente les nombreuses dimensions de l’écologie intégrale que nous avons à vivre : le tout est lié car si l’on tue la forêt, on tue les peuples indigènes ; la connexion entre dimension sociale et dimension écologique ; le meurtre des plus fragiles (les pauvres, les femmes…) etc.

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… dans le contexte ecclésial actuel

Ce synode a cristallisé aussi beaucoup de craintes internes à l’Église, qui, si elles ont toujours existé, prennent une allure spéciale, car « l’Église est dans le monde, et le monde se trouve à une charnière » comme peut le dire le cardinal Schönborn1. Aussi j’avais à cœur de prier et jeûner pour ce synode. Avec l’association Oeko-logia, nous avions organisé une journée de prière et de jeûne pour ce synode et tout spécialement en communion avec le diocèse de Cayenne. Mais je voulais poursuivre cette initiative à Rome. Alors je suis parti.

Le témoignage de sœur Dorothy Stang

Le samedi matin, j’ai rejoint tout d’abord une rencontre autour de la figure de sœur Dorothy Stang, cette sœur assassinée en 2005 pour son soutien aux indigènes et leur droit à vivre sur une terre avec leur famille. C’était très beau. Nous étions une quinzaine de personnes, surtout des femmes. Cette rencontre, si elle permettait de replonger dans la vie de sœur Dorothy et de découvrir la vie d’autres martyrs, était tournée vers la vie. Quels beaux témoignages de ces religieuses, qui parfois ont connu sœur Dorothy, et qui poursuivent le combat humblement !

La célébration à l’église sainte Marie in Traspontina

Le samedi soir, avait lieu une célébration de repentance dans l’église sainte Marie in Traspontina. Repentance pour tous les crimes commis au moment de la découverte du nouveau monde et pour les erreurs commises dans le cadre de l’évangélisation. Le samedi après-midi, je m’étais retrouvé au cœur de l’équipe, principalement brésilienne, qui préparait cette célébration. Le soir même, je les retrouvais donc pour cette veillée. Ce fut très beau. Ainsi, après de très beaux chants évoquant entre autres l’écologie intégrale, nous nous mettions à genoux pour demander pardon, et des personnes issues des communautés indigènes venaient nous bénir et nous relever, parés de leurs beaux habits et de leurs beaux sourires. La célébration se poursuivit avec la distribution de graines d’Amazonie, qui représentaient l’espérance que la vie reprendrait le dessus et qu’elle nous viendrait des plus pauvres. Nous terminâmes par une marche aux flambeaux vers la place St Pierre, pleine de musique joyeuse !

Le dimanche avec le GGCM (Global Catholic Climate Movement)

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Le dimanche, était célébrée la messe de canonisation du cardinal Newman (l’un des plus grands théologiens du XIXe), et de trois sœurs : Giuseppina, italienne, femme forte fondatrice de congrégation, Irma, brésilienne dédiée aux pauvres fondatrice de l’Union ouvrière de st François, Marie-Thérèse, indienne, au-delà des castes, proche des personnes atteintes de la lèpre et la variole. Quel beau cadeau ! Le dimanche se poursuivit avec une invitation du GGCM à un repas et à une après-midi priante et festive. C’était tout simple et très beaux : des personnes venues du monde entier, une chorale africaine, la présence de 3 cardinaux, dont un secrétaire du synode sur l’Amazonie, et bien sûr de nombreuses personnes indigènes d’Amazonie. Difficile de décrire tout ce qui s’est passé , mais j’ai trouvé cette rencontre elle-aussi paradigmatique de l’écologie intégrale pour diverses raisons, parmi lesquelles :
– la diversité des personnes, et un placement des personnes très « mixé » : j’ai pu manger en face du cardinal Hollerich, dont l’avais été émerveillé par le discours à l’université de Georgestown en vue du synode sur l’Amazonie, le 20 mars 20192
– une manière ajustée d’habiter ce monde : par exemple, après la bénédiction du repas végétarien, par cette invitation à manger en étant particulièrement présent à notre mastication, aux goûts, aux chants des oiseaux autour de nous…
– une manière simple et belle de faire la fête, car nous avons dansé autour d’une représentation de l’Amazonie !
Merci Seigneur pour ce synode !

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Conformément à la mission que Chrétiens unis pour la terre s’est fixé lors de sa création en 2012 voici un appel où, main dans la main, catholiques, protestants, juifs et musulmans, nous nous engageons à soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat que mènent les lycéens depuis plusieurs mois.

 

Rassemblement vendredi 24 à 13h Opera et dans des centaines de villes voir ici

Le 24 mai 2015, le pape François signait l’encyclique Laudato Si’, appelant à un dialogue et une action commune des religions et des mouvements écologistes pour la sauvegarde de la nature et la défense des pauvres. Le 24 mai 2019, la jeunesse du monde se mobilise pour le climat. Le 17 avril dernier, Greta Thunberg et le pape François se rencontraient.
Dans cet esprit ont fleuri des collaborations interreligieuses et interconvictionnelles pour le climat depuis plus d’une décennie, avec un engagement fort du Conseil œcuménique des Églises. En France, la Conférence des responsables de Culte en France (CRCF) remettait une Déclaration sur la crise climatique à l’Élysée six mois avant la COP21.
Nous, issus de différentes traditions religieuses, juives, chrétiennes et musulmanes, voulons dire comme dans de nombreux pays, que nous nous réjouissons face à cette mobilisation mondiale de la jeunesse et nous interpellons à nouveau les dirigeants de nos pays, pour qu’ils écoutent enfin « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». Il est urgent que l’ensemble de nos dirigeants et représentants, y compris ceux qui présideront aux destinées de l’Union européenne à l’issue du prochain scrutin, prennent les décisions nécessaires pour éviter la catastrophe climatique. Comme nous l’ont rappelé le GIEC et l’IPBES, il est urgent de passer aux actes !

En effet, nous sommes en train de détruire la diversité de la vie sur la terre par la surconsommation et la combustion croissante d’énergies fossiles. Le moment est proche où il ne sera plus possible d’arrêter l’extinction massive de bien des formes de vie – y compris la nôtre. Cette crise climatique met en danger le futur de nos enfants et petits-enfants. Défi de justice intergénérationnelle, elle est de manière plus large un défi de justice climatique : elle touche en premier lieu les plus pauvres, au Nord comme au Sud, accentue les violences sociales et contraint à l’exil de plus en plus de personnes.
Nous réaffirmons notre propre engagement, personnel et des structures dans lesquels nous sommes engagés, pour participer à cette transition nécessaire et urgente, que ce soit dans la gestion écologique de nos structures, les décisions sur notre patrimoine – bâti ou épargne  – et dans la vie liturgique et de prière.
Nous disons à chacune et à chacun : n’ayez pas peur. Oui, protéger notre maison commune nous oblige à des changements profonds des structures de nos sociétés, de nos modes de vie, des façons de regarder les différentes formes de vie végétales et animales. Ils obligent à ne plus mettre l’argent et les biens matériels au centre mais au service des investissements nécessaires. Ces changements sont bons et dessinent un futur désirable, où l’être passera avant le faire ou l’avoir, les inégalités sociales devront être réduites et les pauvres considérés, la beauté de la terre rendue à nos sens. Le temps est venu d’agir sans délai aucun : avec amour, créativité, générosité, foi et espérance !

Olivier Abel, philosophe ; Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT et du CCFD-Terre solidaire ;  Ghaleb Bencheikh, président  de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, Rachid Benzine, islamologue ; Olivier Brès, président du Comité national de la Mission populaire évangélique de France ; Sylvie Bukhari-de Pontual,  présidente du Ccfd-Terre Solidaire ; Grégoire Catta, prêtre jésuite, directeur du Service National Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Suzanne Chevrel, présidente des Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France ; François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France ; Frédéric de Coninck, théologien, église protestante mennonite ; Michel Maxime Egger, éco-théologien orthodoxe ; François Euvé, prêtre jésuite et directeur de la revue Études ; Arnaud Favart, vicaire général de la Mission de France ; Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France ; Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante ; Laurent Gagnebin, théologien et ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Eric Geoffroy, islamologue, musulman, président de Conscience Soufie ; Gaël Giraud, prêtre jésuite et économiste ; Gabriel Hagaï, rabbin ; Philippe Kabongo Mbaya, président du Mouvement du christianisme social ; Christine Kristof-Lardet, présidente d Anima Terra/Spiritualités pour la terre ; Elena Lasida, chargée Ecologie et Société à la Conférence des Evêques de France ;  Stéphane Lavignotte, pasteur et éthicien, ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Jean Merckaert, directeur du plaidoyer du Secours Catholique ; Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, co-fondatrices des Voix d’un islam éclairé ; Laura Morosini, conseillère en conversion écologique, présidente de Chrétiens unis pour la terre ; Marion Muller-Colard, théologienne et romancière ; Alain Paillard, secrétaire national de Justice et Paix France ; Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption et chercheuse en philosophe politique ; Fabien Revol, titulaire de la Chaire jean bastaire de l’Université catholique de Lyon ;  Isabelle Richard, présidente de la Fédération de l’entraide protestante ; Frédéric Rognon, pasteur et professeur de philosophie ; Jean-Luc Souveton, prêtre, co-initiateur des Assises chrétiennes de l’écologie.Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France ; Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France ; Philippe Verseils, secrétaire général de la Mission populaire évangélique de France 

Appel interreligieux pour soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat

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Conformément à la mission que Chrétiens unis pour la terre s’est fixé lors de sa création en 2012 voici un appel où, main dans la main, catholiques, protestants, juifs et musulmans, nous nous engageons à soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat que mènent les lycéens depuis plusieurs mois.

 

Rassemblement vendredi 24 à 13h Opera (14h50 devant Zara) pour les parisiens et dans des centaines de villes voir ici

Le 24 mai 2015, le pape François signait l’encyclique Laudato Si’, appelant à un dialogue et une action commune des religions et des mouvements écologistes pour la sauvegarde de la nature et la défense des pauvres. Le 24 mai 2019, la jeunesse du monde se mobilise pour le climat. Le 17 avril dernier, Greta Thunberg et le pape François se rencontraient.
Dans cet esprit ont fleuri des collaborations interreligieuses et interconvictionnelles pour le climat depuis plus d’une décennie, avec un engagement fort du Conseil œcuménique des Églises. En France, la Conférence des responsables de Culte en France (CRCF) remettait une Déclaration sur la crise climatique à l’Élysée six mois avant la COP21.
Nous, issus de différentes traditions religieuses, juives, chrétiennes et musulmanes, voulons dire comme dans de nombreux pays, que nous nous réjouissons face à cette mobilisation mondiale de la jeunesse et nous interpellons à nouveau les dirigeants de nos pays, pour qu’ils écoutent enfin « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». Il est urgent que l’ensemble de nos dirigeants et représentants, y compris ceux qui présideront aux destinées de l’Union européenne à l’issue du prochain scrutin, prennent les décisions nécessaires pour éviter la catastrophe climatique. Comme nous l’ont rappelé le GIEC et l’IPBES, il est urgent de passer aux actes !

En effet, nous sommes en train de détruire la diversité de la vie sur la terre par la surconsommation et la combustion croissante d’énergies fossiles. Le moment est proche où il ne sera plus possible d’arrêter l’extinction massive de bien des formes de vie – y compris la nôtre. Cette crise climatique met en danger le futur de nos enfants et petits-enfants. Défi de justice intergénérationnelle, elle est de manière plus large un défi de justice climatique : elle touche en premier lieu les plus pauvres, au Nord comme au Sud, accentue les violences sociales et contraint à l’exil de plus en plus de personnes.
Nous réaffirmons notre propre engagement, personnel et des structures dans lesquels nous sommes engagés, pour participer à cette transition nécessaire et urgente, que ce soit dans la gestion écologique de nos structures, les décisions sur notre patrimoine – bâti ou épargne  – et dans la vie liturgique et de prière.
Nous disons à chacune et à chacun : n’ayez pas peur. Oui, protéger notre maison commune nous oblige à des changements profonds des structures de nos sociétés, de nos modes de vie, des façons de regarder les différentes formes de vie végétales et animales. Ils obligent à ne plus mettre l’argent et les biens matériels au centre mais au service des investissements nécessaires. Ces changements sont bons et dessinent un futur désirable, où l’être passera avant le faire ou l’avoir, les inégalités sociales devront être réduites et les pauvres considérés, la beauté de la terre rendue à nos sens. Le temps est venu d’agir sans délai aucun : avec amour, créativité, générosité, foi et espérance !

Olivier Abel, philosophe ; Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT et du CCFD-Terre solidaire ;  Ghaleb Bencheikh, président  de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, Rachid Benzine, islamologue ; Olivier Brès, président du Comité national de la Mission populaire évangélique de France ; Sylvie Bukhari-de Pontual,  présidente du Ccfd-Terre Solidaire ; Grégoire Catta, prêtre jésuite, directeur du Service National Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Suzanne Chevrel, présidente des Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France ; François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France ; Frédéric de Coninck, théologien, église protestante mennonite ; Michel Maxime Egger, éco-théologien orthodoxe ; François Euvé, prêtre jésuite et directeur de la revue Études ; Arnaud Favart, vicaire général de la Mission de France ; Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France ; Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante ; Bernard Frech, président de la communauté israélite beauvaisienne ; Laurent Gagnebin, théologien et ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Eric Geoffroy, islamologue, musulman, président de Conscience Soufie ; Gaël Giraud, prêtre jésuite et économiste ; Gabriel Hagaï, rabbin ; Anouar Kbibech, ancien président du Conseil français du culte musulman ; Philippe Kabongo Mbaya, président du Mouvement du christianisme social ; Christine Kristof-Lardet, présidente d Anima Terra/Spiritualités pour la terre ; Elena Lasida, chargée Ecologie et Société à la Conférence des Evêques de France ;  Stéphane Lavignotte, pasteur et éthicien, ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Jean Merckaert, directeur du plaidoyer du Secours Catholique ; Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, co-fondatrices des Voix d’un islam éclairé ; Laura Morosini, conseillère en conversion écologique, présidente de Chrétiens unis pour la terre ; Marion Muller-Colard, théologienne et romancière ; Alain Paillard, secrétaire national de Justice et Paix France ; Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption et chercheuse en philosophe politique ; Fabien Revol, titulaire de la Chaire jean bastaire de l’Université catholique de Lyon ;  Isabelle Richard, présidente de la Fédération de l’entraide protestante ; Frédéric Rognon, pasteur et professeur de philosophie ; Jean-Luc Souveton, prêtre, co-initiateur des Assises chrétiennes de l’écologie.Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France ; Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France ; Philippe Verseils, secrétaire général de la Mission populaire évangélique de France

Semaine sainte + Prière et action lundi 9 avril 19h

Encore 6 jours pour écouter  les 3 minutes de méditation quotidienne sur RCF

En direct à 6h26 et 13h10 ou accessibles sur internet :

  • vendredi 23 mars : se libérer de l’emprise de la publicité
  •  lundi 26 mars : se lancer dans le compost en écoutant la Genèse
  • mardi 27 mars : observer un ver de terre en s’inspirant de Laudato Si’
  • mercredi 28 mars : voir mon prochain en protecteur de la Création
  • jeudi 29 mars : vivre le repas dans le lien avec la création à la suite de la Cène
  • vendredi 30 mars : à partir de l’attention au plus petit comment ‘sauver’ la proposition de l’autre

 

Et bien sûr, les anciennes méditations de tout le carême (écrite par plus de 10 rédacteurs dans toute le France) encore accessibles ici. 

Retrouvons-nous ou faisons connaissance le lundi 11 avril à partir de 19h à St Merry (Paris M° Châtelet) pour Prier avec l’ensemble de la création, puis échanger sur les actions à venir (week-end CUT, engagement sur la publicité, débat à venir sur l’engagement, échanges pratiques…).

Notre conversion écologique passe aussi par la prière, ensemble nous nous soutenons et nous recevons des grâces pour nous engager.

D’autres prient aussi : Fil rouge de la prière toujours disponible sur demande.

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Noël 2017, si on essayait un Noël autrement

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Le 24 décembre 1951, lorsque le chanoine Kir était maire de Dijon, on a brûlé une effigie du père Noël sur la parvis de la cathédrale en réaction à la « paganisation de Noël ».

Bon, nous, on préfère garder le sens de la fête, passer du temps à bricoler, fignoler, cuisiner, préparer pour faire plaisir au maximum…et sans forcément dépenser une fortune (si on allouait un pourcentage de nos agapes pour ceux qui n’ont rien ?), ni consommer jusqu’à l’écœurement et le débordement des poubelles.

C’est pourquoi on vous propose 3 outils :

– trois minutes pour écouter la vidéo du Père Jean-Baptiste Rougny, prêtre au diocèse de Gap et Embrun à voir ici.

– un livret Noël autrement, rempli de conseils, astuces, fiches pratiques (déco recyclées, activités de Noël, cadeaux utiles…) pour se préparer à un Noël encore plus profond et heureux…sans s’épuiser dans les boutiques : Livret Noël version web.

– la newsletter de Chrétiens unis pour la terre, « Maison commune » du 1er décembre 2017  : Lettre CUT décembre 2017.

 

 

Lundi 11 décembre, Prions avec toutes la Création – thème « Lumières », deux ans après la COP21

Comme tous les 2e lundi du mois, RDV à St Merry le 11 décembre à 19h pour un temps de prière, chants, recueillement et… nous préparer à l’action.

En effet nous serons  à deux ans après la COP21 et CUT proposera à qui le souhaite, à 20h30 de participer à des actions, parmi lesquelles « Pas un Euro de plus » au sujet du « nerf de la guerre » du climat : le financement des énergies fossiles qui persiste alors que les extractions en cours suffisent à nous porter au-dessus de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle.  Plus d’info sur les actions qui commencent le 10 décembre par un Tribunal des Peuples victimes de la finance climaticide le 1012 et surtout de  8 à 9h au Trocadero (Paris) le 1212.

Comme toujours, le déroulé du temps « Prions avec toute la Création » est disponible sur demande.

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Le Label Église verte est lancé !

Grande nouvelle ! Cela faisait des années que l’idée était en gestation, ce fut même l’une des premières questions à l’ordre du jour lors de la fondation de Chrétiens unis pour la terre en mars 2012. Il fallait un outil pour aider les paroisses à se mettre en cohérence écologique. Mais à l’époque, ce n’était « pas mûr ». Aujourd’hui, sonnons les cloches : le label Église verte est né !

Jusque-là que de déception et de gêne pour qui avait la fibre écolo de voir son Église remplir en vrac (souvent sans trier) des gros sacs de déchets (gobelets, bouteilles, papier aluminium) après chaque goûter ou apéro. Aller à reculons à ces « temps conviviaux » en sachant qu’on ne pouvait pas, comme chez soi, manger et boire des produits sains, utiliser des verres qui ne se cassent pas entre vos mains, mais que, à la faveur du moins-disant économique, il faudrait laisser ses principes de respect de la terre, des paysans, de santé à la porte de l’église, avec nos vélos accrochés n’importe où car aucun râtelier n’est prévu pour les accueillir alors que les automobiles ont la part belle. Que dire aussi, pour qui a osé se pencher sur le sujet, des factures astronomiques de chauffage et d’électricité que personne ne s’attachait à maîtriser. Et encore, on évite pudiquement d’évoquer le glyphosate  (plus familier sous le nom de Round up) répandu efficacement sur les « mauvaises » herbes qui oseraient pointer quelques brins dans le gravier, les dalles ou entre les marches…

Ces mauvaises herbes (plantain, chélidoine, ruine de Rome…), nous avons pu en découvrir un grand nombre, ainsi que leur beauté et/ou leur utilité, lors de Temps pour la création (1er septembre au 4 octobre) où nous avons exploré, avec des botanistes amoureux, la nature qui s’infiltre aussi dans les quartiers des grandes villes. Quand on fait connaissance, on regarde autrement, on se met à aimer…

Alors voilà, aujourd’hui ce label permet de « faire de tour de la question » au niveau de chaque paroisse, par le biais d’un Eco-diagnostic en ligne. Outil facile d’accès, il ne nécessite pas de compétences particulières, juste un peu de curiosité (pour répondre à 84 questions) et d’intérêt sur la façon dont on fonctionne dans une communauté paroissiale. 

Le site recommande des « conditions préalables  » : ne pas rester tout seul mais constituer une petite équipe (même 2 ou 3), avoir l’accord du curé ou du conseil presbytéral, mettre en place une première action, même petite, avoir accès aux outils des communications. Rien que du bon sens, mais ce sont là des évidences à ne pas négliger pour une démarche réussie. Croire que la « bonne volonté » suffit est souvent un piège.

Le 16 septembre dernier, lors de la « Journée nationale de lancement », on sentait une Église foisonnante d’initiatives : dix « balades d’écologie concrète » ont permis de découvrir un foyer d’étudiantes avec une rénovation qui lui a fait grimper 4 étiquettes énergétiques, une église qui avait mis en place un espace Laudato Si’, un foyer social qui accueille des Repar’café où l’on ne cède pas à l’obsolescence programmée de l’électroménager, des religieuses qui ont divisé par plus que 2 leurs poubelles en mettant en place un simple compost…et bien d’autres initiatives…

Eglise Verte_tous_ensemble (Photos Christine Kristof ) (38)Enfin, trois témoins suisse, anglais et italien ont montré comment des groupes de familles modestes ont changé leur vie en modifiant leurs modes de consommations (‘bilans de justice’), une église anglaise foisonne d’actions écologiques à chaque temps liturgique, un temple suisse a sauvé sa salle de réunion avec une approche astucieuse et rationnelle de l’énergie.

Les deux cents participants à toute la journée (9h30-20h30) venus de toute la France, catholiques, protestants et orthodoxes sont rentrés fourbus – et d’autant plus les CUTiens qui ont tenu la buvette- mais nous ne sommes pas près de l’oublier…

Maintenant, le chantier des Églises vertes ne fait que commencer !

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PRIÈRE POUR LA TERRE DU 10 AVRIL, 19h

Lundi 10 avril, nous nous retrouvons à St Merry (Paris M° Châtelet) pour une Prière pour la terre mensuelle (2ème lundi du mois) avec le groupe Laudato Si’ de St Merry.

Cette prière sera autour du thème du jardin, vous pouvez apporter des branches fleuries. Un chant nouvellement composé sera dévoilé ce soir-là ! (merci père Emmanuel!)

Soyez les bienvenus pour prier avec nous, faire connaissance autour d’un « riz-lentilles » de carême, et si vous avez envie de découvrir nos actions, d’une réunion « équipe-action » à 20H30.

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4 propositions au choix pour ce Carême 2017 ! Carême pour la terre, Carême Laudato Si’, 40 invitations quotidiennes…et un temps de prière commune le 13 mars à 19h

Cette année , le carême sera abondant !

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Chrétiens unis pour la terre propose pour la quatrième année consécutive de vivre un Carême pour la terre, c’est une manière de redécouvrir le carême en expérimentant (pour les personnes qui n’y sont pas habituées) de s’abstenir de viande et de poisson. « C’est l’initiative qui m’a fait connaître CUT. Modifier mon alimentation m’a permis de réfléchir au moment de mes achats, de mes repas, autant d’occasions de penser à mon prochain et à l’ensemble de la création » nous livrait Alexandre.

Sur le site caremepourlaterre.org on trouvera des éclairages théologiques issus de diverses traditions chrétiennes, des données sur la surpêche et de l’industrialisation de l’élevage, des vidéos de personnalités, des prières de table…et même des recettes de cuisine !

Cette année Chrétiens unis pour la terre Rennes a élaboré aussi, à l’intention des paroisses, des fiches hebdomadaires pour vivre un Carême dans l’esprit de Laudato Si’ avec des multiples citations, références, prières approfondissements…une excellente manière de démarrer.

Pour les lecteurs de Prions en Église, Chrétiens unis pour la terre propose cette année 40 invitations concrètes, en prière ou en action, une pour chaque jour du Carême, afin de profiter de ce temps pour mieux respecter la création.

Enfin, le lundi 13 mars prochain à 19h à St Merry, (Paris 4è – M° Châtelet) avec l’équipe paroissiale Laudato Si’, nous vivrons un temps de PRIÈRE POUR LA TERRE autour de la citoyenneté et du respect de toutes les créatures. La préparation pourra être diffusée à toutes les personnes qui en feront la demande afin de vivre ce temps en communion.