Chrétiens unis pour la terre

Quand la foi et l'écologie se rejoignent

Catégorie: Actu

Tribune dans « La Vie hebdo » dénonçant l’expression d’une « phobie écologique » durant les conférences de carême de Notre-Dame de Paris.

Vous trouverez ici le texte et les signataires de la tribune ici : « Après Amis, les écologistes doivent-ils subir le sobriquet de cathares ».

Initialement ce texte se voulait uniquement une alerte et l’expression de quelques personnes, sollicitées par CUT.

Or cette conférence avait été écoutée et avait choqué beaucoup plus largement que nous l’imaginions, c’est pourquoi, suite à diverses demandes, nous publions ici le texte et l’ouvrons à signature. Notre volonté est d’être avant tout CONSTRUCTIFS, c’est pourquoi plusieurs courriers ont déjà été adressés au diocèse.

Phobie écologique à Notre-Dame de Paris ?Nous sommes tous des cathares !

Cette année, à l’écoute (radiodiffusée) des conférences de Carême de Notre-Dame de Paris, quelle n’a pas été notre surprise, en pleine année Laudato Si’ proclamée par le pape François, d’entendre le prédicateur, le père Guillaume de Menthière enfourcher un ton pourfendeur à l’encontre de…« l’écologisme ». « La propagande du discours écologique », véhiculée « par des adolescentes nordiques », fut durement dénoncée, ainsi que la « propagande verte » qui, telle « une peste », « dégénère …en une idéologie terrifiante, profondément antihumaniste », jusqu’à être comparée « à l’exécrable hérésie des cathares » et qui ne serait autre que le « fer de lance » de la « culture de la mort », etc. Comment peut-on entendre aujourd’hui, de la part d’éminents représentants de l’Eglise catholique une parole aussi caricaturale et réductrice sur un sujet aussi grave que l’écologie ? Non seulement le père de Menthière parodie la question écologique, mais, ce qui est plus dommageable encore, sa posture péremptoire affiche une hostilité contraire à l’esprit de dialogue qui revient pourtant 74 fois dans Laudato Si’.

Entendre cette prédication et ce que le magistère de la même Église enseigne par la voix du pape François et de ses prédécesseurs plonge l’esprit dans une forme de douloureuse dissonance cognitive qui désoriente. 

Depuis Paul VI qui alertait en 1970 sur les conséquences des « retombées de la civilisation industrielle » pouvant « conduire à une véritable catastrophe écologique », Jean-Paul II, inventeur du terme « conversion écologique », qui déclara François d’Assise patron des écologistes (1979) et Benoît XVI qui dénonça « les modèles de croissance…incapables de garantir le respect de l’environnement » (2007), jamais la  problématique écologique au sein de l’Eglise catholique n’a alimenté ce type de communication.

La publication de l’encyclique Laudato Si’ (2015) a conforté et amplifié cet enseignement magistériel. S’adressant à tous, le texte du pape François a impulsé un nouvel élan dans la prise de conscience de la crise socio-écologique planétaire au sein de la chrétienté et bien au-delà, parce que « le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous » (LS 13). 

  Aujourd’hui la population est de plus en plus consciente de ce défi. Les jeunes, nombreux, manifestent leur inquiétude sur le devenir de la planète. Les marches pour le climat reprennent avec des cortèges de croyants. Le pape François a remercié et encouragé Greta Thunberg, a rencontré Naomi Klein, Nicolas Hulot, Pablo Servigne et Cyril Dion. En France, la Conférence des évêques de France, sous l’impulsion de Mgr De Moulins Beaufort, a initié, depuis novembre 2019, un processus de transition écologique et des centaines de communautés paroissiales entrent dans une démarche œcuménique « Église verte ». La majorité des diocèses se dotent de référents à l’écologie. Et à Paris, alors que l’archevêque Mgr Aupetit a sollicité et écouté, en janvier, 12 propositions pour une dynamique Laudato Si’ sur son diocèse et ouvre un Chaire Laudato Si’ aux Bernardins, comment peut-il en même temps accueillir une telle prédication ? Le mouvement écologique est souvent la cible d’attaques virulentes. Les représentants d’Église doivent-ils y prendre part ? Après “les Amish”, doit-on subir le sobriquet de “cathares” ? L’heure n’est plus à l’invective. Le temps presse. Par-delà les maladresses de communication et autres singularités critiquables de ceux qui se réclament de « l’écologie » – il en va de tout mouvement -, l’urgence d’une conversion de vie dans l’esprit d’une “écologie intégrale” n’est plus à démontrer. Celle-ci n’est autre que la prise en compte globale de tous les aspects du Vivant et du vivre-ensemble sociétal afin de réorienter la civilisation humaine vers « le souci de notre Maison commune ». Il s’agit bien de « sauvegarder » l’habitabilité humaine de « sœur notre mère la Terre » (François d’Assise) et à cette fin, de s’engager « dans une courageuse révolution culturelle » (LS 114). C’est ainsi que l’écologie peut être un révélateur des valeurs évangéliques. De fait, la conversion à laquelle l’humanité du XXIe siècle est inéluctablement appelée sera écologique ou ne sera pas. Puisse tous les chrétiens, à commencer par ceux qui sont en responsabilités hiérarchiques et pastorales, donner l’exemple de l’écoute et du dialogue en étant réceptifs aux paroles du pape François pour les 50 ans du Jour de la Terre : « J’apprécie sincèrement ces initiatives, et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’avenir pour nous si nous détruisons l’environnement qui nous soutient. » 

SIGNATAIRES:

  • François Euvé, prêtre jésuite, rédacteur de la revue Études
  • Monique Beaujard, doctorante en théologie
  • Guy Aurenche, avocat honoraire, ancien près. de l’ACAT et du CCFD-Terre Solidaire
  • Anne Soupa, présidente des baptisé-e-s du Grand Paris
  • Bernard Perret, ingénieur et socio-économiste, auteur
  • Laura Morosini, présidente de Chrétiens Unis pour la Terre
  • Benoît Ostertag, président de La Vie Nouvelle, Personnalistes et Citoyens
  • Patrice Obert, président des Poissons roses
  • Jacques Musset, écrivain, auteur de livres sur l’aventure spirituelle et chrétienne
  • Guy Rougerie, prêtre du Prado
  • Pierre Larrouturou, député européen
  • Priscille de Poncins, secrétaire du bureau de Chrétiens Unis pour la Terre
  • Jean-Pierre Raffin, Co-fondateur (1970) avec F. Ramade,  de l’enseignement de l’Ecologie de l’Université Paris 7.
  • Jean-Luc Souveton, prêtre, co-initiateur des Assises chrétiennes de l’écologie
  • Jean-Claude Noyé, journaliste, auteur et co-initiateur des Assises chrétiennes de l’écologie
  • Jacques Debouverie, diacre à St Merry, coordinateur des Ateliers de la Verrerie
  • Michel Maxime Egger, écothéologien, Aubonne (Suisse)
  • Christine Kristof, éco-journaliste, co-fondatrice d’Anima Terra et de Chrétiens Unis pour la Terre
  • Bertrand Bucalossi-Rolin, podcast d’écothéologie Ecologos
  • William Clapier, auteur, théologien, Chrétiens Unis pour la Terre et Citoyens pour le Climat.Nîmes
  • Michel Danais, Ingénieur écologue honoraire, Docteur en écologie, Rennes
  • Gilbert Landais, animateur du groupe Chrétiens Unis pour la Terre de Rennes
  • Timothée de Rauglaudre, journaliste, auteur
  • Patrice Sauvage, aumônier spirituel de la Maison de Tobie
  • William Shankland, Maison de Tobie
  • Emmanuelle Tran, Nîmes, médecin
  • Christophe Orliac, Nîmes, membre du CCFD-Terre solidaire
  • Denis Ode, Bagnols-sur-Cèze, diacre
  • Anne Ode, Bagnols-sur-Cèze
  • Christian Court, Grezieu-la-Varenne, président de l’association St Genis pour tous
  • Gilles Fol, Craponne, animateur liturgique
  • Bernard Tardy,  St Genis les Ollières, paroissien retraité engagé dans l’aide auprès des réfugiés.
  • Jean-Luc Gebelin, Barjac, curé de l’ensemble Paroissial Cèze-Ardèche 
  • Emmanuel Peigné, Nîmes, professeur de guitare.
  • Elisabeth Flichy, membre de Chrétiens Unis pour la Terre et de Paroisse verte Ménilmontant
  • Hugues Flichy, membre d’Alternatiba Evreux
  • Laurence Euverte, membre de La Vie Nouvelle
  • Denis Delmas, Nîmes, professionnel en études et conseils en énergie, engagé en église et en association promouvant les déplacements doux.
  • Sylvie Berthiot, Nîmes, fonctionnaire d’État, engagée en politique locale, en église et en association promouvant les déplacements doux.
  • Jean-Noël Gigon, Craponne, CCBF, 
  • Marie-Thérèse Gigon, Craponne, Secours Catholique
  • Anne René-Bazin, Paris, CCBF
  • Louis Duret, curé de la paroisse des Hauts de Chambéry
  • Philippe Vachette, économiste, développeur d’entreprises, référent à l’écologie, diocèse de Savoie
  • Jean Philippe Brachet, Paris, Maison de Tobie
  • Monique Durand-Wood, Paris, Maison de Tobie
  • Jean François Tardy, Limonest  retraité
  • Vianney Danet, Châlon-en-Champagne, CCBF, prés d’une association d’insertion par l’activité économique. 
  • Jean Pierre Rougeot, Besançon, Pax Christi et Service écologique diocésain
  • Mireille Colet, Francheville, CCB-Lyon
  • André Harreau ex-cadre commercial, Pax Christi, Gpe écologie paroisse Saint-Pothin, Lyon
  • Edmond Courbaud, Nîmes, CCFD-Terre Solidaire
  • Loïc Lainé, diacre du diocèse de Nantes, Ecologie Paroles de Chrétiens-Pax Christi
  • Arnaud du Crest, Ingénieur agronome, auteur de Décarboner l’économie, Nantes
  • Philippe Blaise, Gpe Paroles de chrétiens sur l’Ecologie Diocèse de Nantes
  • Jean-Noël Hallet  Gpe Paroles de chrétiens sur l’Ecologie Diocèse de Nantes
  • Marie-Martine Hallet, Gpe Paroles de Chrétiens sur l’Ecologie, Diocèse de Nantes
  • Jean-Louis Petermann, Loire-Atlantique,
  • Elisabeth et Bernard Philippe, groupes CCFD et Vie Nouvelle de Rennes
  • Jean-Yves Leborgne, curé, accompagnateur spirituel du groupe « Chrétiens Unis pour la Terre » pour le diocèse de Rennes
  • Lucienne Gouguenheim, membre de NSAE et des Réseaux du Parvis
  • Olivier Tempereau, Groupe Paroles de Chrétiens sur l’Ecologie, Diocèse de Nantes
  • Yves Dréan, membre de « Chrétiens et Libres en Morbihan » (CELEM)
  • Anne-Marie Hermet, militante associative
  • Paul Hermet, militant associatif
  • Dominique Lerch, Groupe Evangile et Société
  • Jean-François Tronchon, Aumônier de prison
  • Michel Hamon, Assoc. Chrétiens sans Frontières Orne, militant EELV
  • Colette Gluck, Alternatiba, Bouillons terres d’avenir, Réseaux du parvis
  • Michel Gigand, militant syndical et militant chrétien
  • Marie-Thérèse Colin, militant syndical et militant chrétien
  • Annie Grazon, Retraitée, membre NSAE
  • Jean-Marie Kohler, anthropologue
  • Danielle et Jean-François Rolin, membres de l’association culturelle de Boquen
  • Jean-Louis Didelot, prêtre-ouvrier, engagé auprès des migrants et demandeurs d’asile
  • Sr Hélène Versavel, Soeur de St François d’Assise,
  • Danielle Gagneur, Goussainville, CCB.Lyon
  • Marie Fouilland, Nîmes, psychothérapeute
  • Yves Saoût, prêtre retraité, bibliste
  • Jean-Pierre Delhomme, hydrogéologue retraité
  • Jean-Baptiste Rougny, prêtre, diocèse de Gap et d’Embrun
  • Didier Vanhoutte, président fondateur du CEDEC
  • Paulo Barbosa da Silva, directeur de la maison Saint Michel à Issenheim
  • Francis Martin, référent écologie de Nancy
  • Jean-Claude Brunetti, prêtre du diocèse de Chambéry
  • Joëlle Vatain, professeure retraitée, Montjay, Hautes Alpes
  • Michel Vatain, professeur retraité, Montjay, Hautes Alpes
  • Yves Le Thérisien, Brest, formateur
  • Pierre Pech, prof. d’université, prof. émérite, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • François et Martine Schwaab, Barjac, universitaire, engagés dans l’écologie
  • Jean-Louis Loirat, Evry-Courcouronnes (Essonne), ancien cadre du ministère de la santé, président d’association humanitaire
  • Hélène Loirat, Evry-Courcouronnes, trésorière CCBF, déléguée diocésaine à la pastorale des familles
  • Marie-Laure Barlier, membre du mouvement Jonas Vosges
  • Céline Chaix, membre  de Chrétiens  dans  le Monde  Rural 05, Action  Catholique  des Enfants  et  CCFD-Terre solidaire

Si vous souhaitez également soutenir ce texte, vous pouvez signer ici. Nous nous permettrons de vous solliciter en cas de nouvelle atteinte et nous serons heureux de partager les avancées de l’écologie dans l’Eglise.

6eme soirée Parcours Laudato Si : Ecologie et Doctrine sociale de l’Eglise par Grégoire Catta, sj, directeur du service national Eglise et société à la Conférence des évêques de France

La conférence sera suivie par :

  • un temps de questions
  • le témoignage de Clémence Pourroy, Conseillère municipale déléguée au patrimoine, archéologie et tourisme à Poitiers
  • des propositions d’engagements pour chacun, un pas en plus pour avancer sur notre propre conversion écologique en vue d’être « offert » le 22 avril, lors du jour de la terre

Inscription indispensable en suivant ce lien Helloasso. Vous recevrez le lien zoom la veille.

« L’organisation de ces soirées comporte quelques frais. Nos organisations ne reçoivent aucune subvention.

Carême 2021 – et si on essayait le carême pour la terre ?

17 février – début du carême : l’heure est venue de passer le pas vivre 40 jours de carême en changeant nos habitudes, en vivant un temps de conversion pour la terre et pour nous-mêmes et en se rapprochant de Dieu.

Cette année encore, nous vous proposons de vivre un CARÊME POUR LA TERRE, c’est à dire, un carême sans viande et sans poisson. à la manière de nos frères orthodoxes.

Robin Sautter, pasteur à Romans-sur-Isère, témoigne en deux minutes de ce temps auquel il participe en famille depuis 2013.

Retrouvez sur le site Carême pour la terre :

  • Des textes de théologien.nes, pasteur.e.s, prêtres, moines, évêques qui expliquent pourquoi et comment vivre un carême pour la terre
  • Des prières
  • Des arguments pourquoi la surconsommations de viande et de poisson est nuisible pour la terre
  • Des informations sur les difficultés des éleveurs
  • Des recettes végétariennes et locales à faire à la maison (pas question qu’éviter la viande nous conduise vers la nourriture industrielle ! )

Témoignage de Robin Sautter, pasteur de l’Eglise protestante unie

Si vous décidez de vous engager dans le carême pour la terre, indiquez ci-dessous votre « point de départ ». Ainsi nous vous proposerons, dans 40 jours, d’évaluer la réduction d’émissions de CO2 puis d’offrir cette réduction lors d’un évenement le 22 avril prochain, lors du Jour de la terre, fêté depuis 51 ans dans le monde entier.

7 décembre : 3e soirée du Parcours Année Laudato Si’

 

Les ANIMAUX chez les chrétiens, de la Bible à Laudato Si’ 

par le Père Robert Culat, auteur de « Méditations bibliques sur les animaux » L’Harmattan.

le lundi 7 décembre par zoom entre 20 h et 21h45

La conférence sera suivie par :

  • un temps de questions
  • le témoignage de Nathanaël MION, du café-ateliers Dorothy sur son parcours vers le végétarisme.
  • des propositions d’engagements pour chacun, un pas en plus pour avancer sur notre propre conversion écologique

 

  • Inscription ici :

L’année Laudato Si’ a été proclamée par la pape François le 24 mai 2020, cinq ans après la parution de l’encyclique du pape François. A cette occasion, les Chrétiens Unis pour la Terre et les Baptisé-e-s du Grand Paris (section Ile-de-France de la CCBF) vous invitent à un parcours en 8 conférences afin  de mieux comprendre les rapports entre l’écologie et le christianisme à travers une relecture de la Bible, des Pères de l’église, des grandes figures du Moyen-Age et du XXème siècle.

Après que succès de la première conférence avec Michel Danais et la seconde autour de François Euvé, les autres auront lieu via Zoom tant que la pandémie rend cette précaution nécessaire. Dès que possible elles se dérouleront à la chapelle ND Des Anges (qui jouxte le Forum 1O4, rue de Vaugirard, Paris 6e) et la dernière, festive, le 8 mai au café-atelier association le Dorothy (85bis rue de Ménilmontant, Paris 2Oe).

La conversion écologique ne peut se résumer en 2 heures, c’est pourquoi nous avons choisi de vous offrir une progression logique. Ce parcours est conçu comme un tout cohérent, aussi la participation à l’ensemble des 8 soirées est recommandée.

La participation a chaque séance pourra être suivie en présentiel ou sur internet selon vos possibilités. Sur internet un « chat » (espace de conversation) permettra une interaction avec les intervenants.

PROCHAIN RDV / Séance N°4 – 11 janvier : François d’Assise et Hildegarde de Bingen : qu’apportent ces grandes figures à l’écologie par le Père Dominique Lang, auteur de Générations Laudato Si, Ed. Bayard et animateur du Blog Eglisesetecologie.

 

 

 

Sonnons les cloches pour redémarrer autrement

 

 

Déconfinement, Semaine Laudato Si’
dans toute la France… avec le monde entier,
le dimanche 24 mai à 20H,
« Sonnons les cloches pour redémarrer autrement »

A l’occasion du 5ème anniversaire de la publication de l’encyclique Laudato Si’ le pape François appelle à une mobilisation mondiale

La pandémie actuelle nous a rappelé notre vulnérabilité, elle a montré dans quelle impasse nous conduit une mondialisation excessive. Elle a aussi révélé notre capacité à prendre des mesures drastiques quand la situation l’exige. Elle a élargi le champ des possibles.

Or, si, bientôt, nous saurons surmonter cette crise, la détérioration de l’état de notre maison commune, la Terre, est une tendance de fond qui va perdurer et nous emmène vers un dérèglement climatique hors de contrôle, vers une 6ème extinction massive des espèces ! Les pollutions et les dégradations des écosystèmes restent dramatiques, et nous appellent à changer radicalement notre manière de vivre, individuellement et collectivement, et à revoir notre modèle économique. Conjointement à ces enjeux environnementaux, les injustices sociales, elles aussi, s’accentuent. Or, ce sont toujours les populations les plus démunies qui pâtissent le plus des événements climatiques et des crises économiques.

C’est pourquoi, il nous faut nous saisir de l’opportunité qui se présente à nous aujourd’hui d’impulser un changement en profondeur, et de promouvoir la conversion écologique proposée par l’encyclique Laudato Si’.

C’est ce que nous voulons clamer haut et fort par l’opération « Sonner les cloches pour redémarrer autrement » qui invite tout à la fois :
– à marquer un temps d’arrêt pour réfléchir, prendre du recul et méditer,
– à nous rassembler largement pour construire le « monde d’après »,
– à entendre un signal d’alarme appelant à nous mobiliser car la situation est grave,
–  et… à lever les yeux, à redonner du sens à notre vie et, si on est croyant, à nous tourner vers Dieu.

Concrètement, nous proposons de :

  1. demander au responsable (prêtre ou autre) de les faire sonner le dimanche 24 mai à 20H pendant 10 min,
  2. nous unir à cette sonnerie, selon nos possibilités,
    – soit en sonnant à notre fenêtre, à 20h, clochettes ou sons de smartphones amplifiés (St Théodule accessible ICI),
    – soit en nous réunissant par petits groupes de moins de 10 personnes devant les entrées des églises,
  3. prendre un temps de réflexion (exercice “Où atterrir après la pandémie”, proposé par l’Atelier d’auto-description du collège des Bernardins et Eglise verte), de méditation ou de prière (proposition de CUT : ICI),
  4. et, si possible, de nous envoyer une photo ou un message pour témoigner de votre participation.

Les supports de cette opération sont disponibles ici :

Pour plus d’infos, écrire à Chrétiens Unis pour la Terre

Méditons chaque jour pour la conversion écologique lors du Carême pour la terre 2020

caremepourlaterre

Dans la continuité de diverses propositions originales nées dans le cadre du Carême pour la Terre porté par l’association Chrétiens Unis pour la Terre depuis 2013, nous vous proposons  une compilation de « méditations de carême » diffusées en 2018 par la radio RCF et réécrites pour les besoins de cette diffusion. medit

Cette compilation permet à chacun-e de puiser des ressources et de l’inspiration autour de la question écologique, de la sobriété, de la communion avec la Création, de la sauvegarde de notre maison commune. 

Chaque méditation fait découvrir une courte citation de la Bible ou de la tradition chrétienne en l’éclairant d’une approche souvent pertinente et parfois impertinente, tout en invitant chacun-e à l’incarner concrètement dans sa vie par des gestes simples. Vous recevrez durant chaque semaine de carême une “enveloppe” de textes traitant de sujets différents.

Si vous ne souhaitez  la recevoir, faites nous le savoir par mail !

Chaque semaine, les fascicules seront sur le site  Carême pour la Terre  et ci-dessous :

Pour Noël, faites découvrir Maison commune à un.e ami.e , regardez un film, écoutez un podcast, feuilletez une revue…ou testez un menu végétarien

Quelques idée très faciles à mettre en œuvre :

  • Faire découvrir Maison commune à un.e. ami.e. ! Il suffit de télécharger notre lettre mensuelle Maison commune décembre 2019 et de proposer à la personne de cliquer sur « Je m’abonne », tout à fait à la fin.

C’est gratuit et ça permet de rester au courant des initiatives chrétiennes sur l’écologie (rencontres, colloques,  émissions, publications, d’avoir un conseil chaque mois pour faire un pas qui a de vraies conséquences en terme de conversion écologique, d’être informé sur les initiatives de Chrétiens unis pour la terre mais aussi de bien d’autres : Bible et création, Eglise verte, Académie de l’écologie intégrale, Chalets Arc-en-ciel  et bien d’autres…

  • Ecouter en famille l’émission des Reporterriens sur Noël : ICI. Cela pourra servir de support de discussion.

 

  • Lire le numéro spécial Noël de l’hebdomadaire La Vie sur 75 chrétiens exceptionnels. Vous y trouverez des personnes très connues (James Ellroy, Léa Salame, le docteur Mukwege…) ou moins. Et un portrait traite de l’une des fondatrices de Chrétiens unis pour la terre.

 

  • Regarder en famille Irrintzina pour plonger à la découverte des actions non violentes pour le climat en France : ICI.

 

  • Découvrir ou redécouvrir ou faire découvrir la publication réalisé par Chrétiens unis pour la terre (en collaboration avec d’autres associations dont Pax Christi, les Fraternité franciscaine etc.)  :  Noël autrement qui propose de multiples idées (et détaille comment les mettre en œuvre) pour vivre Noël sans se focaliser trop sur le repas et les cadeaux mais avec bien d’autres propositions (jeux, échanges…) : ICI.

Bon Noël !

 

Impressions depuis le Synode Amazonie à Rome

Ci-dessous un récit, écrit spécialement pour Chrétiens unis pour la terre par Sebastien Dumont, apiculteur dans la Drome et membre de l’association Oeko-logia basée à Taulignan.

Les raisons de ma présence à Rome pour le synode sur l’Amazonie…

Je suis parti à Rome pour le synode sur l’Amazonie durant 2 jours en octobre dernier.
Ce désir me taraudait depuis quelques mois et les portes se sont ouvertes petit à petit pour que ce projet devienne possible. C’était en effet le 1er synode dont l’un des thèmes était l’écologie intégrale. Comme français, nous étions concernés directement de part la Guyane. Et je crois que quelque chose en moi me disait que ce synode nous concernait tous, hôtes de la maison commune, bien que le sujet semblait alors bien peu abordé dans les milieux chrétiens. Peut-être que le §49 de l’encyclique Laudato Si trouvait toute sa signification dans le contexte amazonien : « nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. ». De plus le contexte amazonien rend évident cette expression « tout est lié » de l’encyclique, par exemple vis-à-vis de la biodiversité, qui trop souvent est considérée comme une entité abstraite et dont la protection est une option comme une autre, voire romantique. En ce sens, le cas de l’Amazonie a quelque chose de paradigmatique : cette région présente les nombreuses dimensions de l’écologie intégrale que nous avons à vivre : le tout est lié car si l’on tue la forêt, on tue les peuples indigènes ; la connexion entre dimension sociale et dimension écologique ; le meurtre des plus fragiles (les pauvres, les femmes…) etc.

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… dans le contexte ecclésial actuel

Ce synode a cristallisé aussi beaucoup de craintes internes à l’Église, qui, si elles ont toujours existé, prennent une allure spéciale, car « l’Église est dans le monde, et le monde se trouve à une charnière » comme peut le dire le cardinal Schönborn1. Aussi j’avais à cœur de prier et jeûner pour ce synode. Avec l’association Oeko-logia, nous avions organisé une journée de prière et de jeûne pour ce synode et tout spécialement en communion avec le diocèse de Cayenne. Mais je voulais poursuivre cette initiative à Rome. Alors je suis parti.

Le témoignage de sœur Dorothy Stang

Le samedi matin, j’ai rejoint tout d’abord une rencontre autour de la figure de sœur Dorothy Stang, cette sœur assassinée en 2005 pour son soutien aux indigènes et leur droit à vivre sur une terre avec leur famille. C’était très beau. Nous étions une quinzaine de personnes, surtout des femmes. Cette rencontre, si elle permettait de replonger dans la vie de sœur Dorothy et de découvrir la vie d’autres martyrs, était tournée vers la vie. Quels beaux témoignages de ces religieuses, qui parfois ont connu sœur Dorothy, et qui poursuivent le combat humblement !

La célébration à l’église sainte Marie in Traspontina

Le samedi soir, avait lieu une célébration de repentance dans l’église sainte Marie in Traspontina. Repentance pour tous les crimes commis au moment de la découverte du nouveau monde et pour les erreurs commises dans le cadre de l’évangélisation. Le samedi après-midi, je m’étais retrouvé au cœur de l’équipe, principalement brésilienne, qui préparait cette célébration. Le soir même, je les retrouvais donc pour cette veillée. Ce fut très beau. Ainsi, après de très beaux chants évoquant entre autres l’écologie intégrale, nous nous mettions à genoux pour demander pardon, et des personnes issues des communautés indigènes venaient nous bénir et nous relever, parés de leurs beaux habits et de leurs beaux sourires. La célébration se poursuivit avec la distribution de graines d’Amazonie, qui représentaient l’espérance que la vie reprendrait le dessus et qu’elle nous viendrait des plus pauvres. Nous terminâmes par une marche aux flambeaux vers la place St Pierre, pleine de musique joyeuse !

Le dimanche avec le GGCM (Global Catholic Climate Movement)

synode_Amazonie_GCCM

Le dimanche, était célébrée la messe de canonisation du cardinal Newman (l’un des plus grands théologiens du XIXe), et de trois sœurs : Giuseppina, italienne, femme forte fondatrice de congrégation, Irma, brésilienne dédiée aux pauvres fondatrice de l’Union ouvrière de st François, Marie-Thérèse, indienne, au-delà des castes, proche des personnes atteintes de la lèpre et la variole. Quel beau cadeau ! Le dimanche se poursuivit avec une invitation du GGCM à un repas et à une après-midi priante et festive. C’était tout simple et très beaux : des personnes venues du monde entier, une chorale africaine, la présence de 3 cardinaux, dont un secrétaire du synode sur l’Amazonie, et bien sûr de nombreuses personnes indigènes d’Amazonie. Difficile de décrire tout ce qui s’est passé , mais j’ai trouvé cette rencontre elle-aussi paradigmatique de l’écologie intégrale pour diverses raisons, parmi lesquelles :
– la diversité des personnes, et un placement des personnes très « mixé » : j’ai pu manger en face du cardinal Hollerich, dont l’avais été émerveillé par le discours à l’université de Georgestown en vue du synode sur l’Amazonie, le 20 mars 20192
– une manière ajustée d’habiter ce monde : par exemple, après la bénédiction du repas végétarien, par cette invitation à manger en étant particulièrement présent à notre mastication, aux goûts, aux chants des oiseaux autour de nous…
– une manière simple et belle de faire la fête, car nous avons dansé autour d’une représentation de l’Amazonie !
Merci Seigneur pour ce synode !

Marcia_Roma_san_pietro
Conformément à la mission que Chrétiens unis pour la terre s’est fixé lors de sa création en 2012 voici un appel où, main dans la main, catholiques, protestants, juifs et musulmans, nous nous engageons à soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat que mènent les lycéens depuis plusieurs mois.

 

Rassemblement vendredi 24 à 13h Opera et dans des centaines de villes voir ici

Le 24 mai 2015, le pape François signait l’encyclique Laudato Si’, appelant à un dialogue et une action commune des religions et des mouvements écologistes pour la sauvegarde de la nature et la défense des pauvres. Le 24 mai 2019, la jeunesse du monde se mobilise pour le climat. Le 17 avril dernier, Greta Thunberg et le pape François se rencontraient.
Dans cet esprit ont fleuri des collaborations interreligieuses et interconvictionnelles pour le climat depuis plus d’une décennie, avec un engagement fort du Conseil œcuménique des Églises. En France, la Conférence des responsables de Culte en France (CRCF) remettait une Déclaration sur la crise climatique à l’Élysée six mois avant la COP21.
Nous, issus de différentes traditions religieuses, juives, chrétiennes et musulmanes, voulons dire comme dans de nombreux pays, que nous nous réjouissons face à cette mobilisation mondiale de la jeunesse et nous interpellons à nouveau les dirigeants de nos pays, pour qu’ils écoutent enfin « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». Il est urgent que l’ensemble de nos dirigeants et représentants, y compris ceux qui présideront aux destinées de l’Union européenne à l’issue du prochain scrutin, prennent les décisions nécessaires pour éviter la catastrophe climatique. Comme nous l’ont rappelé le GIEC et l’IPBES, il est urgent de passer aux actes !

En effet, nous sommes en train de détruire la diversité de la vie sur la terre par la surconsommation et la combustion croissante d’énergies fossiles. Le moment est proche où il ne sera plus possible d’arrêter l’extinction massive de bien des formes de vie – y compris la nôtre. Cette crise climatique met en danger le futur de nos enfants et petits-enfants. Défi de justice intergénérationnelle, elle est de manière plus large un défi de justice climatique : elle touche en premier lieu les plus pauvres, au Nord comme au Sud, accentue les violences sociales et contraint à l’exil de plus en plus de personnes.
Nous réaffirmons notre propre engagement, personnel et des structures dans lesquels nous sommes engagés, pour participer à cette transition nécessaire et urgente, que ce soit dans la gestion écologique de nos structures, les décisions sur notre patrimoine – bâti ou épargne  – et dans la vie liturgique et de prière.
Nous disons à chacune et à chacun : n’ayez pas peur. Oui, protéger notre maison commune nous oblige à des changements profonds des structures de nos sociétés, de nos modes de vie, des façons de regarder les différentes formes de vie végétales et animales. Ils obligent à ne plus mettre l’argent et les biens matériels au centre mais au service des investissements nécessaires. Ces changements sont bons et dessinent un futur désirable, où l’être passera avant le faire ou l’avoir, les inégalités sociales devront être réduites et les pauvres considérés, la beauté de la terre rendue à nos sens. Le temps est venu d’agir sans délai aucun : avec amour, créativité, générosité, foi et espérance !

Olivier Abel, philosophe ; Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT et du CCFD-Terre solidaire ;  Ghaleb Bencheikh, président  de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, Rachid Benzine, islamologue ; Olivier Brès, président du Comité national de la Mission populaire évangélique de France ; Sylvie Bukhari-de Pontual,  présidente du Ccfd-Terre Solidaire ; Grégoire Catta, prêtre jésuite, directeur du Service National Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Suzanne Chevrel, présidente des Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France ; François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France ; Frédéric de Coninck, théologien, église protestante mennonite ; Michel Maxime Egger, éco-théologien orthodoxe ; François Euvé, prêtre jésuite et directeur de la revue Études ; Arnaud Favart, vicaire général de la Mission de France ; Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France ; Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante ; Laurent Gagnebin, théologien et ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Eric Geoffroy, islamologue, musulman, président de Conscience Soufie ; Gaël Giraud, prêtre jésuite et économiste ; Gabriel Hagaï, rabbin ; Philippe Kabongo Mbaya, président du Mouvement du christianisme social ; Christine Kristof-Lardet, présidente d Anima Terra/Spiritualités pour la terre ; Elena Lasida, chargée Ecologie et Société à la Conférence des Evêques de France ;  Stéphane Lavignotte, pasteur et éthicien, ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Jean Merckaert, directeur du plaidoyer du Secours Catholique ; Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, co-fondatrices des Voix d’un islam éclairé ; Laura Morosini, conseillère en conversion écologique, présidente de Chrétiens unis pour la terre ; Marion Muller-Colard, théologienne et romancière ; Alain Paillard, secrétaire national de Justice et Paix France ; Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption et chercheuse en philosophe politique ; Fabien Revol, titulaire de la Chaire jean bastaire de l’Université catholique de Lyon ;  Isabelle Richard, présidente de la Fédération de l’entraide protestante ; Frédéric Rognon, pasteur et professeur de philosophie ; Jean-Luc Souveton, prêtre, co-initiateur des Assises chrétiennes de l’écologie.Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France ; Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France ; Philippe Verseils, secrétaire général de la Mission populaire évangélique de France 

Appel interreligieux pour soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat

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Conformément à la mission que Chrétiens unis pour la terre s’est fixé lors de sa création en 2012 voici un appel où, main dans la main, catholiques, protestants, juifs et musulmans, nous nous engageons à soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat que mènent les lycéens depuis plusieurs mois.

 

Rassemblement vendredi 24 à 13h Opera (14h50 devant Zara) pour les parisiens et dans des centaines de villes voir ici

Le 24 mai 2015, le pape François signait l’encyclique Laudato Si’, appelant à un dialogue et une action commune des religions et des mouvements écologistes pour la sauvegarde de la nature et la défense des pauvres. Le 24 mai 2019, la jeunesse du monde se mobilise pour le climat. Le 17 avril dernier, Greta Thunberg et le pape François se rencontraient.
Dans cet esprit ont fleuri des collaborations interreligieuses et interconvictionnelles pour le climat depuis plus d’une décennie, avec un engagement fort du Conseil œcuménique des Églises. En France, la Conférence des responsables de Culte en France (CRCF) remettait une Déclaration sur la crise climatique à l’Élysée six mois avant la COP21.
Nous, issus de différentes traditions religieuses, juives, chrétiennes et musulmanes, voulons dire comme dans de nombreux pays, que nous nous réjouissons face à cette mobilisation mondiale de la jeunesse et nous interpellons à nouveau les dirigeants de nos pays, pour qu’ils écoutent enfin « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». Il est urgent que l’ensemble de nos dirigeants et représentants, y compris ceux qui présideront aux destinées de l’Union européenne à l’issue du prochain scrutin, prennent les décisions nécessaires pour éviter la catastrophe climatique. Comme nous l’ont rappelé le GIEC et l’IPBES, il est urgent de passer aux actes !

En effet, nous sommes en train de détruire la diversité de la vie sur la terre par la surconsommation et la combustion croissante d’énergies fossiles. Le moment est proche où il ne sera plus possible d’arrêter l’extinction massive de bien des formes de vie – y compris la nôtre. Cette crise climatique met en danger le futur de nos enfants et petits-enfants. Défi de justice intergénérationnelle, elle est de manière plus large un défi de justice climatique : elle touche en premier lieu les plus pauvres, au Nord comme au Sud, accentue les violences sociales et contraint à l’exil de plus en plus de personnes.
Nous réaffirmons notre propre engagement, personnel et des structures dans lesquels nous sommes engagés, pour participer à cette transition nécessaire et urgente, que ce soit dans la gestion écologique de nos structures, les décisions sur notre patrimoine – bâti ou épargne  – et dans la vie liturgique et de prière.
Nous disons à chacune et à chacun : n’ayez pas peur. Oui, protéger notre maison commune nous oblige à des changements profonds des structures de nos sociétés, de nos modes de vie, des façons de regarder les différentes formes de vie végétales et animales. Ils obligent à ne plus mettre l’argent et les biens matériels au centre mais au service des investissements nécessaires. Ces changements sont bons et dessinent un futur désirable, où l’être passera avant le faire ou l’avoir, les inégalités sociales devront être réduites et les pauvres considérés, la beauté de la terre rendue à nos sens. Le temps est venu d’agir sans délai aucun : avec amour, créativité, générosité, foi et espérance !

Olivier Abel, philosophe ; Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT et du CCFD-Terre solidaire ;  Ghaleb Bencheikh, président  de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, Rachid Benzine, islamologue ; Olivier Brès, président du Comité national de la Mission populaire évangélique de France ; Sylvie Bukhari-de Pontual,  présidente du Ccfd-Terre Solidaire ; Grégoire Catta, prêtre jésuite, directeur du Service National Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Suzanne Chevrel, présidente des Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France ; François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France ; Frédéric de Coninck, théologien, église protestante mennonite ; Michel Maxime Egger, éco-théologien orthodoxe ; François Euvé, prêtre jésuite et directeur de la revue Études ; Arnaud Favart, vicaire général de la Mission de France ; Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France ; Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante ; Bernard Frech, président de la communauté israélite beauvaisienne ; Laurent Gagnebin, théologien et ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Eric Geoffroy, islamologue, musulman, président de Conscience Soufie ; Gaël Giraud, prêtre jésuite et économiste ; Gabriel Hagaï, rabbin ; Anouar Kbibech, ancien président du Conseil français du culte musulman ; Philippe Kabongo Mbaya, président du Mouvement du christianisme social ; Christine Kristof-Lardet, présidente d Anima Terra/Spiritualités pour la terre ; Elena Lasida, chargée Ecologie et Société à la Conférence des Evêques de France ;  Stéphane Lavignotte, pasteur et éthicien, ancien président du Mouvement du Christianisme social ; Jean Merckaert, directeur du plaidoyer du Secours Catholique ; Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, co-fondatrices des Voix d’un islam éclairé ; Laura Morosini, conseillère en conversion écologique, présidente de Chrétiens unis pour la terre ; Marion Muller-Colard, théologienne et romancière ; Alain Paillard, secrétaire national de Justice et Paix France ; Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption et chercheuse en philosophe politique ; Fabien Revol, titulaire de la Chaire jean bastaire de l’Université catholique de Lyon ;  Isabelle Richard, présidente de la Fédération de l’entraide protestante ; Frédéric Rognon, pasteur et professeur de philosophie ; Jean-Luc Souveton, prêtre, co-initiateur des Assises chrétiennes de l’écologie.Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France ; Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France ; Philippe Verseils, secrétaire général de la Mission populaire évangélique de France